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Ville de La Tuque
Le 19 mai 2017 - La Tuque lance un appel de collaboration à ses citoyens et ses entrepreneurs pour augmenter le recyclage

Les municipalités québécoises ont d’importants défis à relever en matière de gestion des matières résiduelles et La Tuque n’y fait pas exception. Le conseil d’agglomération de La Tuque a adopté récemment en assemblée publique la révision du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) pour la Haute-Mauricie pour la période de 2016 à 2020, un plan qui prévoit plusieurs actions, dont la mobilisation citoyenne, afin d’augmenter de façon significative le recyclage efficace en Haute-Mauricie.

La Tuque vise avec cette démarche l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement aux municipalités, soit de ramener à 700 kg par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées, de recycler 70 % du papier, du carton, plastique, verre et métal résiduel, de recycler 60 % de la matière organique putrescible résiduelle, de recycler et valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d’asphalte, ainsi que de trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 70 % des résidus de construction, de rénovation et de démolition du segment d’un bâtiment.

« Les normes gouvernementales sont de plus en plus sévères en matière d’environnement. Si on ne change pas nos habitudes collectivement, cela aura un énorme impact sur notre compte de taxes dans un futur proche. Ce n’est jamais sexy de parler de déchets, mais nous n’avons pas le choix. La seule façon qu’on peut éviter de faire exploser le compte de taxes de nos citoyens par rapport aux déchets dans un futur proche, c’est de travailler tous ensemble en équipe, autant les citoyens que les entreprises, pour améliorer nos performances en recyclage. Plus nous allons recycler comme il faut, plus nous allons réduire nos dépenses en matière de gestion des matières résiduelles. C’est un défi qui nous concerne tous », souligne le maire de La Tuque et président du conseil d’agglomération de La Tuque, monsieur Normand Beaudoin.

Actuellement, chaque contribuable paie 351 $ pour la gestion des déchets et des matières recyclables, soit 164 $ pour la cueillette des matières résiduelles, 107 $ pour l’enfouissement et le transport des matières résiduelles, 40 $ pour la cueillette des matières recyclables, 15 $ pour le tri des matières recyclables et 25 $ en frais de gestion pour le traitement des matières résiduelles et du recyclage. Les éléments en lien avec le traitement des déchets représentent 77 % de la facture.

Voici quelques exemples d’actions qui sont prévues au PGMR et qui seront réalisées au cours des prochains mois :

• La municipalité analysera toutes ses options pour favoriser l’implantation des bacs bruns, afin de permettre aux citoyens de la Haute-Mauricie de faire du compostage.

• Une campagne de sensibilisation ciblée sera effectuée auprès des commerces, PME, industries et institutions pour augmenter le recyclage qui est déficient dans ce secteur.

• La municipalité va augmenter sa collaboration avec la Coopérative de solidarité ETC.

• Une campagne de sensibilisation auprès des citoyens sera réalisée pour les informer de l’importance des 3R, soit la réduction, le réemploi et le recyclage. Des efforts seront faits pour bien expliquer aux citoyens quoi mettre dans le bac bleu et quoi ne pas mettre pour éviter la contamination croisée. Il a été constaté lors des collectes que beaucoup de gens mettent un peu n’importe quoi dans leur bac bleu, ce qui entraîne des problèmes dans la chaîne de traitement. Recycler, c’est une chose, bien le faire en est une autre.

La municipalité croit que les citoyens seront plus enclins à modifier leur comportement s’ils sont mieux informés sur le fait que les choix qu’ils font en matière environnementale ont une incidence directe sur leur compte de taxes. Afin d’encourager l’atteinte des objectifs, le gouvernement encourage les municipalités en leur donnant une redevance pour chaque tonne de recyclage amassée, alors qu’il impose des pénalités pour chaque tonne de déchets. En ajoutant le coût de la cueillette, le coût de transport et de gestion des sites d’enfouissement qui augmente au rythme du coût de la vie, cela représente une facture importante que les municipalités doivent refiler à leurs citoyens.

Plusieurs villes du Québec ont réussi à convaincre leurs citoyens de modifier leur comportement en étant plus vigilants par rapport au traitement des matières résiduelles. Certaines municipalités ont même des résultats bien au-dessus de la moyenne québécoise. L’administration municipale latuquoise est persuadée que les gens de la Haute-Mauricie sont eux aussi capables de se dépasser, s’ils sont sensibles à cette cause, car chaque tonne de matières résiduelles non enfouies est une victoire environnementale et économique. La Tuque s’inspirera de la Gaspésie qui fait face aux mêmes réalités qu’elle en matière de transport des matières résiduelles et où le taux de valorisation des matières résiduelles est passé de 18 % en 2009 à 51 % en 2015. La MRC du Rocher-Percé par exemple, génère aujourd’hui 20 % de matières à l’enfouissement de moins par habitant que la moyenne québécoise. Un résultat exceptionnel attribuable en grande partie aux changements de comportement des citoyens plus sensibles à cette question.

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Source :
Hélène Langlais, directrice des communications
Ville de La Tuque
819 523-8200, poste 2112
hlanglais@ville.latuque.qc.ca