Perte d'emplois à l'usine : La Tuque souhaite du soutien pour faire face à la crise forestière
La Tuque est une ville-forêt et chaque mauvaise nouvelle de l'industrie forestière touche profondément toute la communauté qui est tissée serrée. L'annonce de la fermeture d'une machine à papier et de la perte d'une trentaine d'emplois à l'usine Smurfit Westrock hier est un élément de plus à une série qui s'allonge, après l'arrêt de la scierie de Rivière-aux-Rats, le ralentissement marqué des opérations en forêt et la fermeture de la scierie de Parent. Solidaire avec toutes les familles latuquoises qui traversent des moments difficiles en raison de la crise forestière, la Ville de La Tuque souhaite que des mesures concrètes soient mises en place par les gouvernements pour aider les communautés forestières, mais surtout pour aider les familles affectées par ces pertes d'emplois. Les dirigeants de la municipalité comptent multiplier les démarches pour s'en assurer.
La Tuque a vécu bien d'autres crises forestières dans le passé, mais la communauté n'a jamais baissé les bras et a toujours fait preuve de solidarité. L'équipe municipale entend poursuivre de plus bel son combat pour la reconnaissance des communautés forestières dans l'économie québécoise en frappant à toutes les portes gouvernementales, s'assurer que toutes les entreprises latuquoises, peu importe leur secteur d'activités, obtiennent le soutien dont elles ont besoin pour continuer de prospérer, ainsi que poursuivre ses efforts de développement économique, afin de créer de nouveaux emplois. La Tuque a beaucoup à offrir malgré la crise forestière et la municipalité souhaite le mettre en valeur plus que jamais.
« Les gens touchés directement ou indirectement par la crise forestière, on les connaît. Ce sont nos voisins, nos amis, des membres de notre famille, alors ça nous touche profondément ce qu'ils vivent. Depuis le début, on est là pour les écouter et les supporter, tout comme on le fait depuis des mois avec les syndicats et les entrepreneurs forestiers pour chercher des solutions.
Malheureusement comme gouvernement de proximité, on n'a pas beaucoup de pouvoir sur cette confrontation économique mondiale. Nous vivons des moments difficiles c'est vrai, mais il ne faut pas se décourager. On va se relever les manches et travailler encore plus fort pour convaincre nos gouvernements que les communautés forestières comme la nôtre jouent un rôle essentiel dans l'économie du Québec et qu'ils doivent nous aider. J'espère qu'ils comprennent qu'il y a urgence et qu'il faut agir. On sait que le soleil va revenir après la tempête, mais d'ici là, notre combat est de mettre en place des conditions gagnantes pour que ces familles restent à La Tuque, qu'elles aient le soutien dont elles ont besoin, que ces travailleurs trouvent un nouvel emploi chez nous et que l'expertise de nos travailleurs forestiers soit toujours là lorsque ça ira mieux. »
- Pierre Pacarar, maire de La Tuque
